Autrefois, les hybrides textile-art apparaissaient lorsqu'une femme se mariait dans un autre groupe et apportait avec elle des mèmes artistiques de sa culture parentale.
Aujourd’hui, le monde a rétréci et il suffit de bouger pour se transporter dans un autre monde, ce sont ses doigts. Il suffit de quelques clics sur un smartphone ou un ordinateur portable pour découvrir facilement la culture et l'art d'un autre pays.
C'est ce qui a dû se produire lorsqu'un jeune tisserand de Bénarès, lassé de ses motifs traditionnels, a cherché l'inspiration dans l'art d'ailleurs !
Ou il se pourrait qu'il se soit lié d'amitié avec le tisserand de Patan à qui on a attribué un stand à côté du sien lors d'une exposition de métiers à tisser dans un métro et, au cours de bavardages, chacun a également pris des photos de l'art de l'autre. Et a décidé d'adopter certains des motifs dans son propre travail.
Quelle que soit la route empruntée, le mème patola – l’un des plus anciens d’Inde – s’est frayé un chemin jusqu’à Banaras, l’un des plus anciens centres de tissage de l’Inde.
Voici quelques images d'un sari en soie spectaculaire avec des motifs Patola de dhinglis (poupée) et de perroquets rendus en tissage Jamawar de Benaras au lieu de la méthode traditionnelle Double Ikat utilisée à Patan :

Le dos montre à quel point ce tissage est complexe ! Il est difficile d’imaginer combien de concentration est nécessaire pour créer une pièce sans erreur de 5,5 x 1,5 mètres !

Même si je suis toujours resté à l'écart l'Est rencontre l'Ouest type de pièces de fusion que je trouve assez choquantes, cette fusion improbable et peu commune de l'art du Gujarat et de l'artisanat de l'Uttar Pradesh me fait très très plaisir !
jm
Août 2016
Le poste Un hybride est né est apparu en premier sur Le blog d'art par WOVENSOULS.COM.


