Le cadre : An village abandonné en ruines – Kuldhara* dans le désert à l'extérieur de Jaisalmer.

Un vieil homme est seul à monter la garde. Peut-être voit-il le mirage des souvenirs attachés à ce lieu alors qu'il veille sur ce lieu énigmatique.

Sa présence est le seul souffle de vie dans ce lieu autrement abandonné. Et outre le bruit du vent, sa musique sur cet instrument inédit est le seul son que l'on entend dans ce lieu très solitaire.

Le désert que nous traversons pour arriver à Kuldhara est en grande partie vide et dépourvu de vie, mais on ne se sent pas seul là-bas. Mais ici, au milieu des ruines de ce village abandonné, le linceul de solitude tissé commence à s'emparer de moi. Je peux presque entendre les faibles murmures du passé et les ombres obscures des habitants tandis que je recrée la vie qu'ils ont dû vivre il y a quelques centaines d'années.

La présence solitaire du vieil homme – Sumerkaka – affirme ce voile de solitude mélancolique. Il a sa cornemuse dont il joue quand il en a envie. Pas de public – juste pour lui-même.

IMG_9003

Tout comme sa présence – signe de vie – est antithétique à l’esprit solitaire de ce lieu, sa musique joyeuse l’est aussi.

Et sa simple performance sincère pour le voyageur solitaire dans le décor de Kuldhara est un million de fois plus enchanteur que la représentation de noms à la mode dans les théâtres des grandes villes. Rien de comparable à l'original !

Sumerkaka fait partie des derniers joueurs de cet instrument à vent unique. Une culture de plus en voie de disparition

Vidéo qui m'a été envoyée par l'incroyable M. Narayan dont la propre histoire de vie est légendaire et fait l'objet d'une autre note de blog !

[voir la note sur Kuldhara ici]

jm

mai 2015

Le poste Musique du Désert est apparu en premier sur Le blog d'art par WOVENSOULS.COM.